Marseille (13) - TRAMWAY, LIGNE 1 : tranche 1 et 4. Rapport de diagnostic archéologique
- Type de publi. : Rapport
- Date de publi. : 01/01/2005
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Auteurs :
Philippe MellinandBrigitte De-LucaPascale ChevillotEric BertomeuMichel Maurin
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Organismes :
Institut national de recherches archéologiques préventives
Centre Camille Jullian - Histoire et archéologie de la Méditerranée et de l'Afrique du Nord de la protohistoire à la fin de l'Antiquité
Institut national de recherches archéologiques préventives
Institut national de recherches archéologiques préventives
Institut national de recherches archéologiques préventives
Institut national de recherches archéologiques préventives
Résumé : Le diagnostic archéologique s’inscrit dans les quartiers est de l’agglomération marseillaise (Saint-Jean-du-Désert, Saint-Pierre, et les Caillols), déjà largement documentés par les diverses opérations archéologiques, engendrées à proximité par les travaux de la rocade L2. Celles-ci avaient témoigné de la présence d’une occupation humaine, depuis le Néolithique moyen jusqu’à la période moderne. Elles avaient également montré la permanence de la vocation agricole des lieux, laquelle remonte au moins à l’époque hellénistique, et s’est poursuivie jusqu’à une date très récente. La stratigraphie généralement observée se compose essentiellement de remblais modernes, et de couches de limons recouvrant le substrat. Les traces d’occupation repérées sont assez réduites. Elles consistent en deux canalisations modernes, un probable drain antique, et la fondation d’une construction massive, également antique et arasée. Largement ancrée dans le substrat, cette structure a fait l’objet d’un dégagement complet en plan, qui n’a cependant pas permis d’en déterminer la fonction. D’autres vestiges témoignent de structures implantées dans le sol naturel. Il s’agit de deux murs très arasés, et de niveaux de démolition. L’emprise totale de cette occupation, datée des IIe-IIIe siècles, n’est pas connue. Une fosse moderne, ainsi qu’un creusement linéaire, ont également été observés. Des aménagements modernes, murs de terrasse, et aire de battage caladée ont été mis au jour. Différents niveaux de mise en culture, entre l’Antiquité et la période moderne, ont été étudiés. Le diagnostic a montré l’extension du vignoble hellénistique, dégagé partiellement en 1993 par Ph. Boissinot et son équipe sur la parcelle attenante. Sa présence est confirmée par des tranchées de plantation, que l’on a retrouvées sur la moitié ouest du terrain sondé. Un large fossé, croisé dans deux sondages distants entre eux de 75 mètres, et interprété comme un probable ruisseau se jetant dans la « Bombinette », pourrait constituer la limite méridionale du champ de vignes, les traces agraires implantées au-delà paraissant ordonnées différemment. Vers l’est, nulle fosse de plantation n’a été observée. Seuls un caniveau antique et un drain moderne, participant respectivement à l’irrigation et au drainage des sols, suggèrent que les terres sont cultivées. Encore plus à l’est, la stratigraphie se compose d’une succession de couches de limons, sans que le substrat n’ait pu être atteint. Le diagnostic archéologique a été réalisé dans un secteur peu urbanisé de l’agglomération marseillaise, où l’activité était essentiellement agricole. Les différents aménagements rencontrés sont autant de témoins de la permanence de ce paysage agreste, les traces d’occupation humaine étant très diversement représentées et identifiées selon les époques. Bien que fragmentaires, les nouvelles données enrichissent notre connaissance du terroir, notamment celle concernant le parcellaire antique, avec la suite du vignoble hellénistique découvert en 1993. Un dégagement exhaustif permettrait d’en trouver la limite est, et d’en préciser la limite sud. S’agit-il bien du fossé, ou faut-il chercher cette limite plus au sud ?
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