Avis de l'Anses relatif aux risques pour la santé humaine liés aux proliférations d’Ostreopsis spp. sur le littoral basque
- Type de publi. : Rapport
- Date de publi. : 01/05/2023
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Auteurs :
Rodolphe LeméeJean-François HumbertÉric AbadieZouher AmzilElisa BerdaletRonel BiréMarie-Yasmine Dechraoui BotteinLuc de HaroNicolas DelcourtValérie FessardJean-Philippe JaegCésar MatteiAnne OppligerAnne-Sophie PavauxEva TernonGilles BornertJean-François HumbertAnne TogolaJean BaronJean-Luc BoudenneNicolas CimetiereBruno CoulombChristophe DagotSabine DenoozIsabelle DublineauFrédéric FederMatthieu FournierStéphane Garnaud-CorbelNathalie GarrecJohnny GasperiJulio GonçalvèsJean-Louis GonzalezOlivier HornerMichel JoyeuxJérôme LabanowskiSophie Lardy-FontanFrançoise LucasChristophe MechoukLaurent MoulinDamien MoulyFabienne PetitCatherine QuiblierPauline Rousseau-GueutinMarie-Pierre Sauvant-RochatMichèle TremblayBruno Le BizecMarie-Louise ScippoClaude AtgiePierre-Marie BadotMarie-Yasmine BotteinRachida ChekriChristine DemeilliersNicolas DelcourtVirginie DesvignesErwan EngelGautier EppeAnne-Sophie FicheuxEric HoudeauEmilie LanceOlivier LaprevoteMichel LaurentieLudovic Le HegaratJean-Charles LeblancNicolas LoiseauDavid MakowskiFrancesca ManciniEric MarchioniJean-François MasfaraudMathilde MunierIsabelle OswaldAnne PlatelYann SivryPaule VasseurCarole CatastiniNathalie ArnichEstelle Checlair-WesterbergEleonore Ney
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Organismes :
Sorbonne Université
Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement
Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer
Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer
Institut national des sciences et techniques de la mer
Laboratoire de sécurité des aliments de Maisons-Alfort
Université Côte d'Azur
Centre antipoison et de toxicovigilance (Marseille)
Centre Régional de PharmacoVigilance [CHU Toulouse]
Laboratoire de Fougères - ANSES
Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse
Université d'Angers
Centre universitaire de médecine générale et santé publique
CentraleSupélec
Laboratoire d'océanographie de Villefranche
Service de Santé des Armées
Institut d'écologie et des sciences de l'environnement de Paris
Bureau de Recherches Géologiques et Minières
Eau de Paris
Laboratoire Chimie de l'environnement
Institut des Sciences Chimiques de Rennes
Laboratoire Chimie de l'environnement
Anti-infectieux : supports moléculaires des résistances et innovations thérapeutiques
Société wallonne des eaux
Unité d'expertise des sites et des déchets radioactifs
Recyclage et risque
Département Performances des systèmes de production et de transformation tropicaux
Morphodynamique Continentale et Côtière
Office français de la biodiversité
Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
Eau et Environnement
Centre Européen de Recherche et d'Enseignement des Géosciences de l'Environnement
Laboratoire Environnement Ressources Provence Azur Corse
Institut de chimie des milieux et matériaux de Poitiers [UMR 7285]
Laboratoire d'hydrologie de Nancy
Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains
Eau de Paris
Direction santé environnement travail - Santé Publique France
Morphodynamique Continentale et Côtière
Molécules de Communication et Adaptation des Micro-organismes
École des Hautes Études en Santé Publique
Département des sciences en santé environnementale
Université de Rennes
Université Clermont Auvergne
Environnement et Prévention en Santé des Populations
Translational Innovation in Medicine and Complexity / Recherche Translationnelle et Innovation en Médecine et Complexité - UMR 5525
Direction de l'Evaluation des Risques
Direction de l'Evaluation des Risques
Direction de l'Evaluation des Risques
Direction de l'Evaluation des Risques
Résumé : Au cours des dernières décennies, plusieurs espèces de dinoflagellés du genre Ostreopsis ont été identifiées dans les eaux marines de pays européens tels que l’Albanie, la Croatie, Chypre, l'Espagne, la France, la Grèce, l'Italie, Monaco et le Portugal. Ces microalgues peuvent causer des intoxications humaines lorsque les cellules ou les toxines qu’elles produisent sont présentes dans l’eau de mer, les aérosols ou dans certains produits de la mer. La voie principale d’exposition de l’Homme est l’inhalation d’aérosols sans que l’on sache actuellement si les agents à l’origine des intoxications sont les cellules d’Ostreopsis, les débris cellulaires, des toxines connues produites par Ostreopsis ou d’autres composés non encore identifiés. D’autres voies d’exposition (contact cutané, contact oculaire, ingestion d’eau ou de produits de la mer contaminés) sont possibles. Les intoxications se manifestent par divers signes et symptômes (survenant moins de 48h après l’exposition) : - neurosensoriels et neurologiques : paresthésies (sensation de fourmillements), dysesthésies (sensation de brûlure) et céphalées ; - respiratoires, de la sphère ORL et stomatologiques : dysgueusie à type de goût métallique, rhinorrhée, toux, gêne respiratoire ; - cutanés évoquant de l’urticaire ; - cardiaques : tachycardie, poussée hypertensive ; - digestifs : nausées, vomissements, diarrhée ; - systémiques : fièvre ; - locomoteurs : myalgies et arthralgies (douleurs musculaires et articulaires). Elles surviennent lors de diverses situations : - travail ou activités récréatives dans la mer (baigneurs, maîtres-nageurs, pêcheurs professionnels, surfeurs, etc.) ; - travail ou activités récréatives sur ou à proximité de la plage (estivants, secouristes, agents en charge du nettoyage des plages, restaurateurs, etc.) ; - séjour ou résidence à proximité immédiate du bord de mer ; - consommation de produits de la mer contaminés. En France, la présence d’Ostreopsis est identifiée de façon récurrente sur les côtes méditerranéennes depuis une quinzaine d’années alors qu’elle est beaucoup plus récente sur les côtes basques française et espagnole. Deux espèces ont été identifiées sur la côte basque : O. cf. siamensis et O. cf. ovata. Si la première, O. cf. siamensis, est observée sur cette côte depuis 2018, la seconde, O. cf. ovata, a été observée dans cette partie du golfe de Gascogne pour la première fois en 2021. Le bilan épidémiologique montre que près de 900 personnes ont développé des signes et des symptômes associés aux proliférations d’Ostreopsis sur la côte basque française depuis 2020. Ce bilan montre par ailleurs qu’il n’existe pas de différence clinique avec les effets observés lors des épisodes de prolifération d’Ostreopsis cf. ovata du pourtour méditerranéen. [Saisines liées n°2007-SA-0227 et 2007-SA-0303]
Source